L’élevage du ver à soie : intérêts et mode d’emploi

Si le ver à soie est connu depuis plus de 4 500 ans pour le fil aux incroyables propriétés qu’il produit, ce petit ver a également d’autres intérêts moins connus.

Le Bombyx du mûrier est un lépidoptère domestique originaire du Nord de la Chine, élevé pour produire la soie. Le ver à soie est sa chenille. Le bombyx est inconnu à l’état sauvage, il résulte de la sélection par élevage appelé sériciculture.

En Chine ou en Corée, les chenilles sont très appréciées comme mets culinaires et sont récupérées après avoir récolté le fil de soie de leur cocon ou peuvent être élevées expressément pour cet usage.

Plus étonnant et moins connus, des élevages de vers à soie sont désormais menés par des particuliers pour nourrir leurs nouveaux animaux de compagnie tels que reptiles et batraciens.

Les œufs furent importés en Inde, en Perse, dans diverses parties de l’Asie, et ce n’est qu’au VIe siècle qu’ils apparaissent à Constantinople ; ensuite on fit de l’élevage en Grèce, en Arabie, en Espagne, en Italie, et enfin en France, au XIIIe siècle. Lyon commença à produire des soieries vers 1450. L’élevage du vers à soie connut son essor en Touraine du XVIe au XVIIIe siècle.

Description du Bombyx mori.

Au fur et à mesure de sa domestication, l’animal s’est transformé, devenant incapable de voler et de se nourrir sans l’aide de l’Homme. Ce papillon n’existe plus à l’état sauvage, y compris en Chine d’où il est originaire.

Le « ver à soie » est une chenille et présente une particularité biologique : la diapause, un arrêt du développement dans l’œuf, 4-5 jours après la fécondation.

La chenille se distingue des autres bombyx par une « corne ». La tête comporte une mâchoire armée de dents, et, en dessous de la lèvre inférieure, se trouve la trompe par où sort la soie secrétée par les glandes soyeuses. Le corps, glabre, blanchâtre, comporte 3 paires de pattes cornées et 5 paires munies de petits crochets qui fixent les « vers » sur les objets. Le « ver à soie » forme une enveloppe soyeuse appelée cocon dans laquelle il s’enferme pour devenir chrysalide et enfin papillon.

L’élevage des vers à soie

L’élevage des vers à soie se fait dans des magnaneries, du mot provençal magnan qui signifie : ver à soie. L’élevage comprend deux périodes : l’incubation de l’œuf et l’élevage de la chenille. La première période dure 11 jours pendant lesquels la température de l’étuve varie de 17° à 28° progressivement. Pendant les 3 derniers jours, l’éclosion est abondante, il faut alors placer sur les chenilles, de la feuille de mûrier coupée… pour nourrir la chenille dont c’est la nourriture exclusive. Trente grammes d’œufs donnent environ 50.000 chenilles qui produisent 40 kg de cocons frais et ont consommé environ 1 tonne de feuilles de mûrier !

L’élevage des « vers » proprement dits dure 30 à 40 jours comportant des mues qui permettent à la chenille de grossir environ 40 fois. Elle atteint son complet développement quand son poids est d’environ 5 gr et sa longueur est de 9 cm.

Les repas des chenilles nécessitent une opération appelée délitement, dont le but est de changer la litière. On doit veiller à ce qu’elles ne soient pas entassées, chaque chenille doit avoir un espace trois fois plus grand que celui qu’elle occupe au repos.

Lorsque la chenille arrive « à maturité » on procède au boisement qui lui permet de grimper dans des rameaux et de choisir une place pour filer son cocon. Il faut 3 jours pour faire le cocon, mais il ne faut pas dépasser 7 jours, sinon il perd de son poids : il faut donc les vendre le plus tôt possible.

L’élevage de vers à soie : le matériel à se procurer

L’alimentation principale des vers à soie : le mûrier

Pour élever des vers à soie, il faut d’abord cultiver des mûriers, arbres dont les larges feuilles sont la seule nourriture de ces chenilles.

Matériel et conditions d’élevage pour le stade 1 : les œufs

Pour débuter l’élevage, il suffit de se procurer des œufs (appelés aussi graines) et de les faire incuber. Pour ce faire, il faut placer au milieu d’un récipient en plastique transparent une feuille de papier absorbant humide, afin d’assurer une bonne hygrométrie. Placez-y ensuite les œufs autour mais jamais en contact direct, et refermez la boîte avec un couvercle contenant des trous pour l’aération. Installez l’incubateur dans une pièce à température proche de 25-26°C avec une hygrométrie d’environ 60-65%. Pour l’éclairage la lumière naturelle suffit : pensez donc bien à installer les œufs dans une boîte transparente. Après 5 à 15 jours d’incubation (selon la provenance des œufs), les œufs deviendront comme bleutés et les jeunes vers à soie naîtront peu de temps après. Après l’éclosion, retirez le papier humide que vous avez placé au milieu et remplacez le par de la nourriture. Installez les feuilles de murier pas trop loin : les jeunes larves ne peuvent pas se déplacer sur de trop grandes distances.

Les vers à soie passent la majeure partie de leur temps à manger pour pouvoir grandir le plus vite possible, ils produisent donc de grandes quantités de déjections. Celles-ci doivent être retirées du bac d’élevage assez régulièrement afin d’éviter tout risque d’apparition de moisissures. Le mieux est de nettoyer le bac tous les 3 à 4 jours pour les jeunes vers, tous les jours à 2 jours pour les vers un peu plus gros. On doit veiller à ce qu’elles ne soient pas entassées, chaque chenille doit avoir un espace trois fois plus grand que celui qu’elle occupe au repos. L’astuce consiste à fabriquer un fond en tamis avec un grillage en maille. Les déjections seront récupérées et faciliteront le nettoyage.

Matériel lorsque le ver à soie arrive à maturité : stade 3 avant la chrysalide

Lorsque la chenille arrive « à maturité » on procède au boisement qui lui permet de grimper dans des rameaux et de choisir une place pour filer son cocon. Il faut 3 jours pour faire le cocon, pensez à récupérer ces cocons le plus vite possible sinon les cocons perdent de leur poids.

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Auteur : Sangsue – Hirudotherapie

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